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La culture est l’ensemble des valeurs (conception de ce qui est bon ou mauvais dans une situation donnée) et des normes (règles d’usage, mœurs, lois) propres et communes à un groupe social donné. La communication interculturelle fait face à de nombreux obstacles tels que les stéréotypes (Croyance qu’une personne entretien à propos de membres d’un groupe social).
La théorie de l'interculturel propose des modèles interculturels d'analyse, dont : l'analyse des composantes d'une culture, le modèle de l'iceberg, le modèle de l'oignon, le modèle de Hofstede, le modèle d'Edward Hall, le modèle de Trompenaars.
Les cultures nationales ont leurs spécificités mais peuvent avoir des composantes communes entre elles, c'est dans ce cadre que l'on parle de culture latine, de culture anglo-saxone, slave, germanique, arabe, asiatique. La culture d'une entreprise est au départ fortement influencée par la culture nationale dominante dans les effectifs et les mythes fondateurs, puis elle évolue au grès de son internationalisation. Elle correspond à l’ensemble des activités, des règles de fonctionnement, et des valeurs qui sont communes au groupe social que constitue l’organisation. L'un des objectifs est de développer le sentiment d'appartenance. de motiver, d'accroitre la productivité. On peut en faire l'analyse des différentes composantes (valeurs, mythes, rites, symboles et codes, tabous, langage).
On observe que le style de management adopté par la direction (autoritaire, paternaliste, consultatif, ou participatif) dans les entreprises évoluant dans le même modèle culturel (groupe de pays ayant des composantes culturelles communes) est identique. L"Afrique, Amérique du sud, Moyen Orient, Japon ont une propension à adopter le style autoritaire, La France et les pays latins adoptent en général le style paternaliste. Les pays anglo-saxons sont sur le modèle consultatif et les pays scandinaves sur le modèle participatif. Les managers dans ces organisations ont également leur propre style (opportuniste, synchronisé, directif, bienveillant, kiss up kick down).
Une entreprise internationale doit préparer ses managers à l'expatriation afin de réduire les risques d'échec liés au choc culturel. Le briefing culturel fait partie des outils préparant l'expatriation.
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MINI-CAS PRATIQUE : L'expatriation chez "Gastronomie & Co"
Contexte : L'entreprise française « Gastronomie & Co », spécialisée dans l'exportation de produits du terroir, vient de racheter une petite entreprise locale à Stockholm, en Suède (pays scandinave). Jusqu'à présent, la culture de l'entreprise française s'est construite sur les mythes de ses fondateurs, avec un fort sentiment d'appartenance et un fonctionnement très hiérarchisé. Le style de management appliqué par la direction française en interne est de nature paternaliste.
Pour diriger cette nouvelle filiale suédoise, la direction décide d'envoyer M. Dubois, un de ses meilleurs managers commerciaux. Persuadé que les méthodes françaises fonctionneront partout, M. Dubois part sans aucune préparation spécifique. Dès son arrivée, il impose ses décisions sans consulter son équipe locale, pensant bien faire. Très vite, il remarque que ses collaborateurs suédois sont démotivés. Frustré, M. Dubois confie à un collègue au téléphone : *"De toute façon, les Suédois n'aiment pas travailler dur et manquent d'initiative"*. La filiale est au bord de la crise.
Questions :
1. Définissez la notion de culture et identifiez l'obstacle à la communication interculturelle illustré par la phrase de M. Dubois au téléphone. 2. À l'aide de vos connaissances sur les styles de management, expliquez l'origine du conflit entre M. Dubois et son équipe suédoise. 3. Pourquoi la culture d'entreprise de « Gastronomie & Co » ne suffit-elle pas, à elle seule, à garantir la productivité de la filiale suédoise ? 4. Quel outil de gestion des ressources humaines l'entreprise aurait-elle dû mettre en place avant le départ de M. Dubois pour éviter cet échec ?
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CORRIGÉ DU CAS
1. Définition de la culture et identification de l'obstacle : * La culture : C'est l'ensemble des valeurs (ce qui est considéré comme bon ou mauvais dans une situation donnée) et des normes (règles d'usage, mœurs, lois) qui sont propres et communes à un groupe social donné. * L'obstacle : La réflexion de M. Dubois (*"les Suédois n'aiment pas travailler dur..."*) illustre un stéréotype. Il s'agit d'une croyance préconçue qu'une personne entretient à propos des membres d'un autre groupe social, ce qui constitue un frein majeur à la communication interculturelle.
2. Explication du conflit par les styles de management : Le conflit provient d'une opposition entre deux modèles culturels et leurs styles de management respectifs : * M. Dubois applique le style de management typique de la France et des pays de culture latine, qui est le style paternaliste (ou potentiellement directif/autoritaire s'il impose tout). * En revanche, la Suède fait partie des pays scandinaves, qui adoptent traditionnellement un style de management participatif. L'équipe suédoise attend donc d'être consultée et impliquée dans les décisions. Le comportement unilatéral de M. Dubois a rompu la communication et généré de la démotivation.
3. Les limites de la culture d'entreprise à l'international : La culture d'entreprise correspond à l'ensemble des activités, des règles de fonctionnement et des valeurs communes à l'organisation. Elle a pour but de motiver et de créer un sentiment d'appartenance. Cependant, au départ, elle est fortement influencée par la culture nationale dominante (ici, la culture française). En s'internationalisant, l'entreprise fait face à d'autres cultures nationales. Les valeurs et rites de "Gastronomie & Co" entrent ici en collision avec les normes sociétales suédoises. La culture d'entreprise doit donc évoluer et s'adapter au gré de son internationalisation pour rester un levier de productivité.
4. L'outil de prévention à utiliser : Pour réduire les risques d'échec liés au choc culturel, l'entreprise "Gastronomie & Co" aurait dû préparer son manager à l'expatriation. L'outil indispensable dans cette situation est le briefing culturel. Ce dispositif lui aurait permis d'appréhender les composantes de la culture suédoise (par exemple via les modèles d'analyse de Hofstede ou de Hall) et d'adapter son style de management en conséquence.
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